Du Burkina à Paris ou la revanche de « Rouki »

« C’est une belle revanche »: Burkinabè immigrée à Paris, Roukiata Ouedraogo a été caissière et femme de ménage avant de remplir les salles en humoriste d’une Afrique décomplexée. Marraine de la Journée de la Francophonie le 20 mars, celle qui avait « honte » de son français lira la dictée à des millions de francophones.

A Ouagadougou, la petite « Rouki » était dans une classe « de 180 élèves » où le professeur « nous éduquait à coups de courroie de mobylette ». Pour réaliser son rêve et devenir styliste, Roukiata monte donc dans l’avion pour Paris, à tout juste 20 ans et le bac en poche. « J’ai eu de la chance, d’autres y vont à la nage », raconte-t-elle à l’AFP dans un de ces éclats de rire tonitruants qui ponctuent chacune de ses paroles.

Mais le mythe éclate: à Paris, une conseillère d’orientation lui rit au nez quand Roukiata lui parle de son ambition dans la mode. « Elle me propose un métier proche: travailleuse sociale », raconte-t-elle.

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